Le Centre du Sommeil Lyonnais vous accueille sur trois sites :
📍 Lyon Bellecour (29 place Bellecour)
📍 Oullins (3 rue Charton, métro B Gare d’Oullins)
📍 Centre Hospitalier du Haut-Bugey – Oyonnax (1 route de Veyziat, 01100 Oyonnax)

Nous assurons la prise en charge des troubles du sommeil de l’adulte (apnée du sommeil – SAOS, insomnie, somnolence, parasomnies, troubles du rythme circadien), selon les recommandations de la HAS, de la SFRMS et du Réseau Morphée.

La prise en charge débute par une consultation spécialisée, complétée si nécessaire par des explorations du sommeil (polygraphie respiratoire, polysomnographie avec EEG, actimétrie), réalisées majoritairement à domicile après installation au cabinet.

Les traitements sont adaptés à chaque patient : PPC, orthèse d’avancée mandibulaire, TCC-I pour l’insomnie, prise en charge des troubles circadiens et des parasomnies, avec un suivi structuré.

📲 Prise de rendez-vous via Doctolib (Lyon / Oullins) 09 78 46 18 20
📞 Secrétariat hospitalier pour Oyonnax. 04 74 77 70 00

 Domaines d’expertise en médecine du sommeil

Au Centre du Sommeil Lyonnais, chaque trouble du sommeil est pris en charge selon une démarche scientifique, intégrant l’évaluation clinique et les données actuelles de la médecine fondée sur les preuves.
Nos domaines d’intervention couvrent l’ensemble des pathologies du sommeil, avec des solutions diagnostiques et thérapeutiques adaptées, visant à améliorer durablement la qualité du sommeil et l’état de santé.

Syndrome d'Apnées-Hypopnées du Sommeil (SAHOS)

Le SAHOS, souvent caractérisé par des ronflements et des pauses respiratoires, peut avoir des répercussions importantes sur votre santé. 

Les apnées du sommeil regroupent deux entités principales : le syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil (SAOS), lié à une obstruction des voies aériennes supérieures, et les apnées centrales du sommeil (ACS), caractérisées par une diminution ou une absence de commande ventilatoire.

Le SAOS résulte d’un collapsus pharyngé au cours du sommeil, favorisé par la diminution du tonus des muscles dilatateurs des voies aériennes. Les apnées centrales traduisent un trouble de la régulation ventilatoire, souvent associé à des pathologies cardiaques (insuffisance cardiaque, respiration de Cheyne-Stokes), neurologiques ou à certains traitements (opioïdes).

Sur le plan physiopathologique, ces événements entraînent des désaturations intermittentes et des micro-éveils (arousals), responsables d’une fragmentation du sommeil, d’une activation sympathique et d’un retentissement neurocognitif et cardiovasculaire.

La sévérité est évaluée par l’index d’apnées–hypopnées (IAH), correspondant au nombre d’événements par heure de sommeil. En polysomnographie, l’IAH est calculé sur le temps total de sommeil (TST), alors qu’en polygraphie, il est rapporté au temps total d’enregistrement (TTR), avec un risque de sous-estimation. La classification (léger, modéré, sévère) doit être interprétée en lien avec les symptômes (somnolence) et les comorbidités.

L’étiologie du SAOS est multifactorielle, associant facteurs anatomiques (obésité, anomalies cranio-faciales), facteurs fonctionnels (instabilité ventilatoire, seuil d’éveil abaissé) et facteurs environnementaux (alcool, sédatifs). Les apnées centrales sont le plus souvent secondaires à une pathologie sous-jacente.

La prise en charge repose sur une approche EBM individualisée. La pression positive continue (PPC) constitue le traitement de référence du SAOS modéré à sévère, en maintenant la perméabilité des voies aériennes et en réduisant l’IAH et les symptômes. L’orthèse d’avancée mandibulaire est indiquée dans les formes légères à modérées ou en cas d’intolérance à la PPC. La stimulation du nerf hypoglosse peut être proposée dans des indications sélectionnées.

Les mesures hygiéno-diététiques sont essentielles : perte de poids en cas d’obésité, activité physique, réduction de l’alcool et des sédatifs. Dans les apnées centrales, la prise en charge vise en priorité la pathologie causale, avec adaptation des stratégies ventilatoires si nécessaire.

Ainsi, les syndromes d’apnées du sommeil nécessitent une évaluation clinique et fonctionnelle intégrée, permettant d’adapter le traitement afin de réduire la charge hypoxique, restaurer un sommeil continu et prévenir les complications cardiovasculaires et métaboliques.

Insomnie 

Difficultés à s'endormir, réveils nocturnes, ou somnolence diurne excessive : nous évaluons et traitons les différentes formes d'insomnie et de troubles de l'éveil.

L’insomnie est définie comme une difficulté d’initiation du sommeil, de maintien du sommeil ou un réveil précoce, associée à un retentissement diurne (fatigue, somnolence, troubles cognitifs, altération de la qualité de vie), malgré des conditions de sommeil adéquates. On distingue les formes aiguës (transitoires) et chroniques, cette dernière étant définie par une fréquence ≥ 3 nuits par semaine depuis au moins 3 mois (ICSD-3).

Sur le plan physiopathologique, l’insomnie chronique repose sur un modèle d’hyperéveil (hyperarousal) associant des composantes cognitives, émotionnelles et physiologiques. Il est classiquement décrit selon le modèle de Spielman (facteurs prédisposants, précipitants et perpétuants). Les patients présentent une activation corticale accrue (réduction du sommeil profond, augmentation des fréquences rapides EEG), une hyperactivité du système nerveux autonome (tonus sympathique élevé) et une hypervigilance cognitive (ruminations, anxiété liée au sommeil).

Des mécanismes de conditionnement comportemental contribuent également à la chronicisation : le lit et l’environnement de sommeil deviennent associés à l’éveil et à la frustration, entraînant une désynchronisation entre la pression de sommeil et les comportements adoptés. Des facteurs circadiens peuvent être associés, notamment dans les troubles de phase.

Le diagnostic repose sur une évaluation clinique détaillée, incluant l’analyse des habitudes de sommeil, des comorbidités somatiques et psychiatriques, des traitements en cours et du contexte psychosocial. L’utilisation d’un agenda du sommeil est recommandée, permettant une analyse longitudinale des rythmes veille–sommeil. Les explorations du sommeil (polysomnographie) ne sont pas systématiques, sauf en cas de suspicion de pathologie associée (SAOS, mouvements périodiques, parasomnies).

Selon les recommandations HAS et SFRMS, le traitement de première intention de l’insomnie chronique repose sur les thérapies cognitivo-comportementales de l’insomnie (TCC-I). Elles visent à corriger les mécanismes de perpétuation par des techniques structurées : restriction du temps au lit, contrôle du stimulus, restructuration cognitive et régulation des rythmes veille–sommeil. Leur efficacité est démontrée sur les principaux paramètres du sommeil (latence d’endormissement, éveils nocturnes, efficacité du sommeil), avec des bénéfices durables.

Les traitements médicamenteux (hypnotiques, benzodiazépines apparentées) doivent être utilisés de manière limitée, à court terme et encadrée, en raison du risque de tolérance, de dépendance et d’effets indésirables. Ils peuvent être proposés en complément dans certaines situations aiguës ou sévères.

La prise en charge globale inclut également l’optimisation des mesures comportementales (hygiène du sommeil), la prise en charge des comorbidités (anxiété, dépression, pathologies somatiques) et, si nécessaire, une approche multidisciplinaire.

Ainsi, l’insomnie est un trouble fréquent et multifactoriel, dont la prise en charge repose sur une approche EBM intégrée, visant à réduire l’hyperéveil, restaurer une dynamique de sommeil physiologique et améliorer durablement la qualité de vie.

Troubles du rythme circadien

Les troubles du rythme circadien veille–sommeil (TRCVS) correspondent à une désynchronisation entre l’horloge biologique interne et les contraintes environnementales ou sociales, entraînant un décalage des périodes de sommeil et d’éveil. Ils relèvent d’un dysfonctionnement du système circadien central, dont le noyau suprachiasmatique (NSC) de l’hypothalamus constitue le pacemaker principal.

Sur le plan physiopathologique, le rythme circadien est généré par un système oscillatoire endogène d’environ 24 heures, régulé par des synchroniseurs externes (zeitgebers), principalement la lumière, mais également l’activité sociale, les repas et l’activité physique. Toute altération de cette synchronisation peut entraîner un décalage de phase ou une désorganisation du rythme veille–sommeil.

Les principales entités cliniques décrites dans les classifications internationales (ICSD-3) incluent :

  • le syndrome de retard de phase (endormissement et réveil tardifs), fréquent chez l’adolescent et l’adulte jeune,
  • le syndrome d’avance de phase, caractérisé par un endormissement et un réveil précoces,
  • le rythme veille–sommeil irrégulier, avec fragmentation des périodes de sommeil,
  • le rythme non-24 heures, notamment chez les patients non-voyants,
  • les troubles liés au travail posté ou au jet lag.

Cliniquement, ces troubles se manifestent par une insomnie d’endormissement ou de maintien et/ou une somnolence diurne, en lien avec une inadéquation entre le rythme interne et les contraintes sociales.

Le diagnostic repose sur une évaluation clinique détaillée, incluant les habitudes de sommeil, les contraintes professionnelles et sociales, et l’analyse des rythmes sur plusieurs semaines à l’aide d’un agenda du sommeil ou d’une actimétrie. Dans certains cas, des marqueurs biologiques (sécrétion de mélatonine, température corporelle) peuvent être utilisés en recherche ou en pratique spécialisée.

La prise en charge repose sur une approche chronobiologique structurée, fondée sur les recommandations EBM. Elle vise à resynchroniser l’horloge interne par des interventions ciblées :

  • photothérapie (exposition à une lumière intense à des horaires spécifiques) pour avancer ou retarder la phase circadienne,
  • mélatonine exogène, utilisée selon un timing précis pour moduler le rythme circadien,
  • structuration des horaires (lever fixe, régularité des cycles veille–sommeil),
  • adaptation des facteurs comportementaux (exposition à la lumière naturelle, activité physique, horaires des repas).

Dans le cadre des troubles liés au travail posté, une stratégie combinée incluant gestion des horaires, exposition lumineuse contrôlée et mesures comportementales est recommandée.

Les recommandations actuelles (SFRMS, AASM) insistent sur l’importance d’une prise en charge individualisée et progressive, centrée sur le phénotype circadien du patient, avec un suivi permettant d’ajuster les interventions.

Mouvements anormaux et  parasomnies

Jambes sans repos, somnambulisme, terreurs nocturnes... Ces manifestations peuvent perturber gravement le sommeil. Nous diagnostiquons et traitons ces parasomnies.

Les mouvements anormaux du sommeil et les parasomnies correspondent à des comportements ou manifestations motrices survenant pendant le sommeil ou lors des transitions entre veille et sommeil. Ils traduisent le plus souvent une dissociation des états de vigilance, avec activation partielle de certaines fonctions cérébrales.

Les parasomnies regroupent notamment le somnambulisme, les terreurs nocturnes, les cauchemars, la paralysie du sommeil et le trouble du comportement en sommeil paradoxal. Ces épisodes peuvent associer mouvements, vocalisations, comportements automatiques ou parfois agités, avec une conscience altérée et une amnésie fréquente.

Les mouvements anormaux incluent également les mouvements périodiques des membres inférieurs, le bruxisme ou certains phénomènes moteurs nocturnes pouvant perturber la qualité du sommeil ou celle du partenaire.

Le diagnostic repose sur une évaluation clinique précise, souvent complétée par l’interrogatoire de l’entourage et, si nécessaire, par une polysomnographie avec enregistrement vidéo, permettant d’analyser l’architecture du sommeil et de caractériser les épisodes.

La prise en charge dépend du type de trouble et de sa sévérité. Elle repose en premier lieu sur des mesures de sécurité, l’identification des facteurs déclenchants (privation de sommeil, stress, alcool, médicaments) et l’optimisation du sommeil. Dans certaines situations, une prise en charge spécialisée ou un traitement spécifique peut être proposé.

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